Hier matin, un thonier français, a été victime, d’un acte
de piraterie. L’information a été confirmée par le
ministère des
Affaires étrangères qui précise qu’il n’y a aucun blessé. Selon Armand
Quentel, responsable
des thoniers tropicaux au syndicat maritime
Bretagne CFDT et d’après des informations reçues de personnes
sur
place, le thonier serait le Drennec, basé à Concarneau, et aurait subi
« des tirs de lance-roquettes à
420 milles des côtes somaliennes ». On
ignore l’étendue des dégâts sur le bateau mais, hier, il faisait route
vers son port d’attache aux Seychelles. L’équipage a par ailleurs
récupéré une roquette non explosée.
« Cet incident fait suite à une
série d’actes de piraterie sur les thoniers tropicaux. Jeudi, un
thonier espagnol,
le Playa de anzoras avait également été attaqué à 320
milles des côtes de la Somalie », souligne Armand
Quentel, du syndicat
maritime Bretagne CFDT.
Les marins rentrent au port d’attache
Face à cette atmosphère d’insécurité, les marins des thoniers tropicaux
français et espagnols ont décidé de
rentrer à leur port d’attache, aux
Seychelles. « Lundi, une quarantaine de bateaux et leurs marins seront
revenus à terre pour demander la mise en place d’un protocole pour
permettre aux marins de pêcher en toute
sécurité. Ils sont très
inquiets », explique Armand Quentel. « Les marins vivent et travaillent
dans la terreur.
Nous nous engageons à alerter le gouvernement et la
communauté européenne sur ce problème.
Il y a une montée en puissance
du phénomène », souligne Sylvie Roux, du syndicat maritime Bretagne
CFDT.
Sophie Desplancques
Je ne suis pas très rassurée de voir mon mari travailler dans ces conditions...